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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Louisa Hanoune : "Le juge devait entendre Chakib Khelil" - Algeria latest news

Louisa Hanoune semble avoir opté pour une nouvelle stratégie politique. À peine réélue à la tête du PT pour un 5e mandat d’affilée, elle évite soigneusement de s’attaquer frontalement à ses adversaires. Sur le retour de Chakib Khelil qu’elle accusait pourtant de « trahison », Louisa Hanoune tente de prendre ses distances. Pour elle, il s’agit d’une « affaire qui est du ressort de la justice » et que son parti ne « s’est jamais substitué à la justice ».

Louisa Hanoune assure pourtant détenir des informations sur l’ancien ministre de l’Énergie. « Oui, j’ai des informations qui n’émanent même pas de sources algériennes puisque dans différents pays, il y a des dossiers ouverts dans lesquels le dénommé Chakib Khelil est concerné et il s’agit aussi de dossiers de corruption », a-t-elle finalement lâché avant d’insister sur le fait que « c’est à la justice d’éclairer les Algériennes et les Algériens sur cette affaire ». « Ce n’est pas à moi de me substituer à elle », a-t-elle souligné.

La secrétaire générale du PT assure avoir parlé de « trahison » concernant la Loi sur les hydrocarbures votée en 2005 et retirée par le président en 2006. Mais pour elle, « le juge devait entendre Chakib Khelil » et l’informer que le mandat d’arrêt lancé en 2013 contre lui a été « annulé ». Interrogée sur ce changement de ton, elle jure que la « politique indépendante de son parti reste inchangée ». « Nous n’acceptons aucun chantage d’où qu’il vient (…) mais tout dépend des enjeux du moment et des priorités que chaque parti décide », a-t-elle signalé.


Pour elle, cette conférence nationale transformée en congrès extraordinaire était une nécessité. « On pouvait coopter de nouveaux membres de la direction (comité central) puisque cela est prévu dans nos statuts », a-t-elle souligné. « Je ne crois pas que les mercenaires vont baisser les bras. Mais pour ce qui est de la légitimité du parti et sa secrétaire générale, ils ne peuvent plus rien », s’est-elle réjouie.Même quand elle revient sur l’opération de déstabilisation de son parti, Louisa Hanoune ne cite, ni les cadres du FLN, ni le vice-président de l’APN Baha Eddine Tliba qu’elle qualifiait autrefois de « monstrueux », ni le ministre de l’Industrie Abdeslam Bouchouareb. « La menace était sérieuse non pas à cause du nombre des exécutants, mais des commanditaires avec des points d’interrogations. Leur objectif était de détruire le PT à travers sa direction », a-t-elle avancé.

Dans ses réponses, Mme Hanoune a évité de citer nommément les « commanditaires » de l’opération de « déstabilisation » contre son parti. « Tout le monde connaît les commanditaires. Certains sont dans des institutions de l’État (…) Chacun peut les identifier, sans que je ne les nomme », a-t-elle dit.

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