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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Sarkozy au Salon de l'agriculture: «Il y a urgence à aider les éleveurs et à changer de président» - Algeria latest news

Nicolas Sarkozy a entrepris mercredi la traditionnelle visite du Salon de l'agriculture, où il est arrivé à 7h30 pour un petit-déjeuner avec des représentants du syndicat agricole FNSEA. Porte de Versailles, le patron du parti Les Républicains a évoqué le déplacement mouvementé de son successeur à l'Élysée. François Hollande avait été sifflé samedi lors de l'inauguration du Salon. «En démocratie, la violence n'est jamais une bonne chose, personne ne peut l'accepter», a expliqué Sarkozy en constatant que le pays connaît une «désespérance, une angoisse très préoccupante». «Je n'avais jamais vu la France dans un tel état de stress. Je ne sais pas si c'est un hasard mais depuis que François Hollande est au pouvoir, on est passé de 10 à 8 milliards d'excédent commercial», a-t-il ajouté.

«Je ne sais pas si c'est un hasard mais depuis que François Hollande est au pouvoir, on est passé de 10 à 8 milliards d'excédent commercial.»

«Est-ce que la France va pouvoir continuer à exister? C'est un problème identitaire absolument central», a encore expliqué l'ancien chef de l'État, assurant qu'il était présent au Salon pour écouter et entendre «les compliments et parfois les critiques» de ses interlocuteurs. Des critiques, il en sert lui-même à l'encontre de l'Union européenne. «Je souhaite que les négociations internationales ne soient pas dans les mains exclusives de la Commission et d'un commissaire dont la légitimité n'est pas établie», a-t-il expliqué à propos de Phil Hogan.

«Je suis venu proposer des solutions», explique-t-il encore en affirmant que les charges doivent «absolument» diminuer et le nombre de normes être revu à la baisse. «Dès juillet 2017», un projet de loi devra s'y attaquer pour permettre «aux agriculteurs français de regagner en compétitivité».

«Les agriculteurs savent pertinemment faire la différence entre nous qui voyons les agriculteurs comme des entrepreneurs et les socialistes qui les considèrent comme des conservateurs du territoire», a encore affirmé Nicolas Sarkozy, pour qui «il y a urgence à aider les éleveurs et à changer de président».

Le moment d'officialiser sa candidature n'est pas encore venu.

Si le président des Républicains évoque volontiers 2017 et l'alternance, il refuse de se positionner encore dans la primaire. Quand une mère, qui explique avoir été «dans les jeunesses mitterrandiennes», lui demande «de revenir, vite, parce que là c'est plus possible», Sarkozy se contente de sourire. Le moment d'officialiser sa candidature n'est pas encore venu. «C'est un peu triste que l'on parle de ça alors qu'il y a une telle crise des agriculteurs, une telle détresse du monde rural plutôt qu'à une actualité qui n'est pas de saison», élude-t-il en arrivant sur le stand des professionnels du porc.

Au cours de sa visite, Nicolas Sarkozy était accompagné de plusieurs responsables LR, comme Christian Jacob, président du groupe à l'Assemblée nationale et ancien syndicaliste agricole, Éric Woerth, Daniel Fasquelle, Guillaume Larrivé, Maud Fontenoy. Au même moment, deux de ses futurs concurrents à la primaire arpentaient eux aussi le Salon: François Fillon et Bruno Le Maire. L'ancien premier ministre était accompagné de l'eurodéputé Alain Cadec, de la députée du Doubs Annie Genevard et du député-maire LR du XVe arrondissement Philippe Goujon qui avait aussi accueilli Nicolas Sarkozy. Le député de l'Eure, ancien ministre de l'Agriculture, aura quant à lui passé trois jours Porte de Versailles.

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