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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Avec Chakib Khelil, sur les chemins des zaouïas, des saints et des stations-services - Algeria latest news

Le départ est prévu à 6h30. Le rendez-vous est fixé près de la brigade de la Gendarmerie de Douéra à Alger. Une fois sur place, il faut patienter, en attendant l’arrivée de Chakib Khelil. L’ancien ministre de l’Énergie arrive à 7h30.

Chemise blanche, il est dans la berline blanche au milieu du cortège. Son frère et un journaliste l’accompagnent. Dans la Golf grise qui le suit derrière, un autre membre de la famille. Sa mission : gérer la page officielle de l’ancien ministre sur Facebook.

Sur l’autoroute Est-Ouest, le cortège roule très vite, à 140, 150 et parfois 160 km/h. On atteint l’aire de repos de Douï à Aïn Defla rapidement. Chakib Khelil descend de sa voiture. Il veut seulement se dégourdir les jambes.

Lunettes de vue vissées sur le nez et un pin’s aux couleurs de l’Algérie accroché sur sa veste, il salue les journalistes qui l’accompagnent. Des employés de la station-service le saluent chaleureusement. L’un d’eux l’invite à passer dans les bureaux de la station.

« La station-service est belle », glisse l’ancien ministre. Avant de préciser, un léger sourire aux lèvres, « c’est nous qui l’avions réalisée ». L’ancien ministre semble particulièrement fier des stations-services de l’autoroute. La pause prend peu à peu l’allure d’une visite d’inspection. Mais elle ne dure pas longtemps. Khelil et ses accompagnateurs reprennent la route. Direction : Chlef, où il est attendu dans une zaouïa.

Rachid Nekkaz en rabat-joie

Pour l’accueillir, une délégation est sur… l’autoroute à proximité du barrage de gendarmerie. La berline blanche s’arrête. Les gendarmes bloquent la circulation sur l’autoroute le temps de quelques accolades. Le cortège prend la bretelle d’accès à Chlef avant de s’engager sur une route nationale. Sur la route, des policiers font passer, à leur tour, le cortège en priorité. Les chemins montent vers Aïn Merane, première étape du programme de Chakib Khelil.

Sur place, une foule nombreuse attend à quelques mètres de la mosquée-zaouïa où doit se rendre l’ancien ministre. Un invité inattendu, Rachid Nekkaz, est là pour « l’accueillir ». « Habitants de Aïn Merane, ne laissez pas la politique entrer dans la maison de Dieu », tonne l’ancien candidat à l’élection présidentielle. Khelil ne sort pas de sa berline. Le doute s’installe.

Mais rapidement, les organisateurs tentent de forcer l’ancien candidat à la présidentielle de 2014 à quitter les lieux. Peine perdue ! Des jeunes interviennent. Des « laissez-le ! » fusent dans la foule. La voiture de l’ancien ministre arrive tout de même à se frayer un chemin et s’arrête en haut de la mosquée. Tandis que Nekkaz tente de mobiliser la foule à l’entrée de la mosquée, Khelil est déjà à l’intérieur.

La porte de la mosquée est condamnée le temps de la « cérémonie ». Elle est très brève. Dehors, la foule tente de forcer la porte. Mais Chakib Khelil et ceux qui l’accompagnent quittent les lieux rapidement en empruntant une porte secondaire. Quand Rachid Nekkaz s’aperçoit de la situation, Khelil est déjà ailleurs. Dans un hangar transformé en une salle de prière.

L’ancien ministre est au milieu d’un groupe de fidèles récitant des versets du Coran. Les bras croisés, il semble perdu. Il faut mettre les bouchées doubles pour faire oublier l’incident de Rachid Nekkaz. Un de ses hôtes prend le micro et parle du passé du « moudjahid » Khelil « qui s’est sacrifié pour son pays ». Suit une séance-photos en djelaba et burnous, avec un bébé dans les bras. L’arrivée du plateau de lait et de dates annonce la fin de la séance.

« On est venu prier pour le Président »

Des journalistes tendent leurs micros pour une déclaration. « Nous sommes venus ici pour prier pour notre Président. Que Dieu le guérisse », dit-il. Derrière les caméras, un jeune adolescent s’amuse : « Il doit en avoir une collection (de burnous, NDLR) maintenant ».

Le cortège reprend la route. Direction : Medjadja où se trouve la zaouïa de Sidi M’hamed Ben Ali Ben Abderrahmane.

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