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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Corruption en Algérie : les graves accusations de Washington - Algeria latest news

Le rapport 2015 sur les droits de l’Homme établi par le département d’État américain pointe trois problèmes récurrents en Algérie ; « les restrictions à la liberté de réunion et d’association, le manque d’indépendance et de partialité de la justice » ainsi que « l’utilisation abusive de la détention provisoire ».

Corruption et entrave à la liberté d’expression

Dans ses conclusions établies pays par pays, le département d’État américain dénonce le facteur corruption en Algérie. Bien que la loi sanctionne cela par des « peines allant de 2 à 10 ans de prison », dans les faits celle-ci n’est pas « appliquée correctement », indique le rapport. « Le gouvernement n’a pas pris de mesures suffisantes pour enquêter, poursuivre ou sanctionner les hauts fonctionnaires en cas de violations de la loi », détaille le département d’État qui cite notamment les affaires Khalifa et Chani Medjoub (autoroute Est-Ouest) dans lesquelles d’anciens hauts fonctionnaires n’ont pas été inquiétés.

L’Algérie qui pointe à la 88e place sur 168 pays dans le rapport établi par l’ONG Transparency International en janvier 2016, souffre d’une « corruption au sein du gouvernement » qui « provient en grande partie de la bureaucratie et d’un manque de surveillance ». Le rapport évoque par ailleurs le manque d’accès à l’information pour le public et les professionnels, notamment l’absence de données économiques publiques de la part des différents ministères.

Le contrôle sur la presse et la surpopulation carcérale

Le manque de transparence touche plusieurs secteurs et notamment celui de la presse que l’État est accusé de contrôler à travers les publicités et les imprimeries étatiques. Un phénomène, qui comme les restrictions aux libertés de rassemblement et d’associations, pousse à une « autocensure » chez les citoyens, conclut le rapport américain qui pointe ainsi du doigt le nombre de conditions auxquelles doivent se soumettre les associations.

« Les manifestations sont toujours interdites dans la capitale et des autorisations sont demandées pour les réunions publiques », détaille la diplomatie américaine en précisant que les autorités restreignent les permissions et peuvent même les annuler jusqu’à la veille des événements. Processus qui empêche les partis politiques, ONG et autres associations de « communiquer autour de leurs activités ».

Pour le volet carcéral, les 31 nouveaux centres de détentions ouverts depuis 2010 et « l’amélioration des conditions de détention » n’empêchent pas plusieurs établissements de fonctionner au-dessus de leur capacité. Une surpopulation carcérale qui est due à l’usage excessif de la détention préventive, assène le rapport.

Exploitation des réfugiés et disparités homme-femme

Le rapport met le doigt sur un problème régulièrement soulevé par les ONG, à savoir le risque d’exploitation des réfugiés puisque ces derniers se voient dans l’obligation de travailler dans le marché informel à cause du manque de statut légal. Le gouvernement algérien n’autorise pas, en effet, l’emploi de réfugiés. Et si l’Algérie ne permet pas non plus aux réfugiés de demander l’asile, le HCR rapporte que « 200 à 300 demandes sont effectuées tous les mois, principalement par des Syriens, des Palestiniens et des migrants en provenance d’Afrique sub-saharienne ».

De la même manière, le gouvernement a bien autorisé la scolarisation des enfants des migrants dans les écoles publiques mais dans les faits ces derniers rencontrent des problèmes à « intégrer le système éducatif », rapporte le département d’État américain qui cite plusieurs organisations.

Sur la condition des femmes, le rapport revient sur les discriminations à leurs égards en citant notamment l’épisode de la jupe, lorsqu’en mai 2015 une étudiante de l’université d’Alger s’était vue interdire l’accès à un examen de droit parce qu’elle portait une jupe trop courte. L’agent de sécurité en question n’avait pas été inquiété par le doyen de la faculté, Mohamed Tahar Hadjar, nommé ministre de l’Enseignement Supérieur quelques jours après l’incident.

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