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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Loi travail: "le désaccord persiste" entre l'Unef et le gouvernement - Algeria latest news

Un «rendez-vous utile», «un cadre de dialogue positif», mais des «désaccords» qui persistent. Voila en résumé l’état d’esprit de William Martinet, président de l’Unef, à la sortie de son rendez-vous ce mercredi matin avec la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem, la ministre du Travail Myriam El Khomri et le ministre de la Jeunesse Patrick Kanner. Il était reçu au ministère de l’Éducation nationale pour discuter du projet de loi travail et faire ses «contre-propositions».

Si William Martinet a considéré que ce rendez-vous était «utile», car il a permis d’installer «un cadre d’accord positif» entre son organisation et les trois ministres présents, le président de l’Unef a tout de même insisté sur l’importance de la manifestation «déterminante» de ce samedi 9 avril pour continuer à exiger le retrait du projet de loi travail. «Il y a des désaccords qui persistent sur le projet de loi travail, qui va précariser les salariés et les jeunes, et le gouvernement refuse de faire marche arrière» a-t-il indiqué à la sortie de la consertation. Il s’est ensuite adressé aux jeunes, en leur indiquant qu’il est «important de rester mobilisés» contre cette loi.

«Mettre fin au bizutage social des jeunes»

William Martinet s’est ensuite réjouit d’avoir pu faire des «contre-propositions» aux ministres, et qu’elles aient été «écoutées». «Nos contre-propositions ont toutes un objectif, mettre fin au bizutage social des jeunes sur le marché du travail» a expliqué le président de l’Unef à la presse. «On veut mettre la priorité sur la question de l’accès à l’emploi stable, car aujourd’hui il y a une surprécarité des jeunes à cause du CDD. On propose aussi un meilleur accès des jeunes aux droits sociaux avec un prolongement des bourses dans les mois qui suivent l’obtention du diplome, pour faire le lien avec le premier emploi».

L’Unef a également discuté du problèmes des places dans les formations professionnelles post bac et de la question des apprentis, pour «améliorer leurs conditions de vie et de travails. «Il est urgent d’augmenter la rémunération des apprentis», a-t-il insisté. Pour William Martinet, il faut maintenant que ce dialogue se transforme en actes de la part du gouvernement. En attendant, il appelle toujours à la mobilisation et au retrait de la loi travail.

La Fage reçue en ce moment

En ce moment même, c’est la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), deuxième organisation étudiante qui ne s’oppose pas, elle, à la nouvelle mouture de la loi travail, qui est reçue au ministère de l’Éducation nationale. La Fage demande toutefois des mesures pour «lutter contre la précarité des jeunes», «faciliter leur insertion sociale et professionnelle» ou «améliorer la prise en compte des jeunes dans l’élaboration des politiques publiques».

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