loading...
(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Poitou-Charentes : Ségolène Royal accuse Alain Rousset de calomnie - Algeria latest news

«Je le dis calmement mais très fermement: oui, c'est faux». Invité dimanche du Grand Jury LCI, RTL et Le Figaro, Ségolène Royal a remis en cause avec énergie les résultats d'un audit sévère mené dans la région Poitou-Charentes dont elle a été présidente dix ans entre 2004 et 2014. «Calomniez, calomniez il en restera toujours quelque chose», s'est-elle énervée, visant directement l'actuel président socialiste de la nouvelle région Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes (ALPC), Alain Rousset. Ce dernier, comme «tout nouveau dirigeant, noircit le tableau de son prédécesseur pour apparaître comme le sauveur». La ministre de l'Environnement, de l'Énergie et de la Mer n'exclut d'ailleurs pas de porter plainte contre lui.

Royal est convaincue que «ce qui est recherché dans cette mise en cause, c'est l'affaiblissement d'un membre du gouvernement». «Cela ne porte pas sur une période où j'étais aux commandes mais je veux défendre ma Région», a-t-elle précisé, estimant que si son successeur socialiste à la région Poitou-Charentes Jean-François Macaire a reconnu une partie du contenu de l'audit en début d'année, c'est parce qu'il y a eu «harcèlement moral sur les uns et sur les autres».

«La dette de Poitou-Charentes telle qu'elle a été publiée fin 2014 était au même niveau que la dette de la région Aquitaine, parmi les plus bas» a tenu à préciser la ministre. Un audit du cabinet Ernst & Young commandé par la nouvelle région ALPC a confirmé jeudi «une forte dégradation des ratios financiers» de l'ex-région Poitou-Charentes, dont 132 millions d'euros d'impayés. Au mois de février déjà, Alain Rousset avait révélé que l'ancienne région avait laissé pour 132 millions d'impayés, dont 62 millions en investissement et 70 millions en fonctionnement.

Notre-Dame-des-Landes

Sur l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, alors qu'un référendum local se tiendra le 26 juin, la ministre de l'Environnement a redit son agenda: «Que chacun sorte la tête haute de ce processus, avec un principe fort: concilier le développement économique, la protection de l'environnement et une qualité de vie». «Une seule piste suffirait pour transporter 11 millions de voyageurs», a précisé celle qui souhaite au passage «ménager l'argent public». Une nouvelle enquête publique sera bien nécessaire mais selon Ségolène Royal, elle pourrait «prendre un an» étant donné les études déjà menées…

L'initiative sympathique de Macron

Quant aux prochaines échéances électorales, l'ex-candidate à la présidentielle de 2007 s'est donnée une règle: «ne pas les évoquer» depuis le gouvernement dont elle fait partie. Mais elle ne s'est pas empêchée de commenter la création du micro-parti du ministre de l'Économie Emmanuel Macron, «une initiative sympathique», alors que certains ont établi des ressemblance avec son propre mouvement Désir d'avenir, lancé il y a dix ans. Un mouvement «toujours d'actualité».

Tag(s) : #Section Française

Partager cet article

Repost 0