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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Salaire de Carlos Ghosn : Macron menace de "légiférer" si Renault n'agit pas - Algeria latest news

La polémique sur le salaire du patron de Renault s'amplifie. Le ministre de l'Economie Emmanuel Macron a en effet menacé de «légiférer» si le conseil d'administration de Renault, qui a maintenu la rémunération du PDG du groupe, Carlos Ghosn, malgré l'opposition des actionnaires, ne «tirait pas les conséquences» de cette décision.

Il faut que «le conseil d'administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote», a déclaré le ministre en réponse à une question à l'Assemblée nationale. Il faut «en tirer toutes les conséquences dans les prochaines semaines, sans quoi nous serions conduits en effet à légiférer», a-t-il affirmé.

De fait, vendredi dernier, le Conseil d'Administration de Renault n'a pas tenu compte du vote de l'Assemblée Générale des actionnaires, qui s'est pourtant prononcée, à 54%, contre le montant de la rémunération de Carlos Ghosn. Le Conseil d'Administration a ainsi confirmé les 7,2 millions d'euros perçus par le patron en 2015. Le «code de bonne conduite» de l'Afep-Medef, n'est pas parvenu à éviter cette nouvelle polémique. Ce Haut comité de gouvernement d'entreprise, fondé par le Medef et l'Association française des entreprises privées (Afep), est l'instance chargée de vérifier que les entreprises respectent leur code de gouvernement, notamment en termes de rémunération et de primes.

»Les actionnaires de Renault rejettent la rémunération de Carlos Ghosn

Le gouvernement a déjà menacé de légiférer

Ce n'est pas la première fois que le gouvernement tente de faire plier les grands patrons. Récemment, la multiplication par deux du salaire de Carlos Tavares. Le patron de PSA avait quasiment doublé, à 5,24 millions d'euros (contre 2,75 millions en 2014) sa rémunération au titre de 2015. Une hausse contestée par les représentants de l'Etat, premier actionnaire du constructeur automobile, qui s'y était opposé lors du conseil d'administration. «Je pense que Carlos Tavares a tort de faire abstraction de la sensibilité des Français sur ce sujet», avait déclaré Emmanuel Macron. Cette hausse avait d'autant plus choqué l'Etat qu'il intervenait après trois années de gel des salaires et de compression des coûts tous azimuts de la part du constructeur.

»L'État conteste la nouvelle rémunération du patron de PSA

En septembre 2015, le bonus de 13,7 millions d'euros promis pour l'ancien patron d'Alcatel-Lucent, Michel Combes, aujourd'hui patron de SFR, avait déjà offusqué le gouvernement. Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat aux relations avec le Parlement, avait alors laissé entendre que le gouvernement pourrait légiférer sur les rémunérations des dirigeants d'entreprises privées. Finalement, la prime de départ avait été divisée par deux: l'ancien directeur général d'Alcatel-Lucent, est parti avec l'équivalent de 7,9 millions d'euros. Le Haut comité de gouvernement d'entreprise estimait alors la réponse d'Alcatel suffisante. En dépit de cette baisse, le ministre de l'Economie avait sévèrement critiqué Michel Combes. «Il y a de l'indécence, il se moque de nous», avait déclaré Emmanuel Macron.

»Affaire Combes: gouvernement et syndicats restent insatisfaits

En février 2015, le «bonus» d'arrivée du nouveau patron de Sanofi, Olivier Brandicourt, pouvant atteindre 8,2 millions d'euros en un an, avait fait sortir le gouvernement de ses gonds. Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, avait jugé «incompréhensible» ce bonus et réclamé «un peu de morale», voire des règles «réaffirmées».

»Le jackpot (virtuel) de près de 17 millions d'euros pour le patron de Sanofi

En 2012, le gouvernement a pris un décret plafonnant à 450.000 euros annuels les rémunérations des mandataires sociaux dans les entreprises publiques. En 2013, le patronat français a décidé de soumettre au vote des actionnaires la rémunération des dirigeants d'entreprise, selon le dernier code de bonnes pratiques. Reste à savoir ce que le gouvernement peut faire si le conseil d'administration de Renault refuse de modifier la rémunération de Carlos Ghosn.

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