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(adsbygoogle = window.adsbygoogle || []).push({}); Boeing au Maroc: Les détails d’un mégadeal - Algeria latest news

effectivement de grandes ambitions industrielles au Maroc. L’avionneur américain vient de trouver un terrain d’entente avec l’Etat pour le montage au Maroc d’un «écosystème locomotive» de 120 de ses plus gros fournisseurs. Rappelons les enjeux: 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires annuel à l’export et 8.700 emplois à la clé avec, à terme, un doublement de la taille de l’industrie aéronautique nationale. Plusieurs métiers-clés seront couverts, notamment ceux déjà pris en charge dans les 4 contrats de performance signés avec le Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (Gimas), il y a quelques mois, dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI). Mieux: pour Boeing, c’est le 1er engagement d’investissement auprès d’un Etat non assujetti à une commande publique. Mais à quel prix? «Nous n’avons accordé aucune incitation fiscale ou de toute autre nature. Nos engagements, vis-à-vis de l’écosystème Boeing, sont relatifs au Fonds de développement industriel (FDI), et qui s’appliquent d’ailleurs à tous les secteurs», assure Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie. Ce dernier a fait une sortie médiatique, hier mercredi 28 septembre à Casablanca, pour communiquer sur les détails du deal. Si le tapis rouge déroulé à Boeing n’est pas aussi épais qu’il ne paraîtrait -du moins officiellement-, le constructeur et son réseau pourront tout de même bénéficier de certaines mesures phares de la Charte de l’investissement, que le ministre espère faire passer dans la prochaine loi de finances. C’est le cas, notamment, de l’exonération de l’IS pour 5 ans sur tous les nouveaux investissements de taille, les avantages de zone franche, etc. Boeing n’est d’ailleurs pas le seul à avoir été démarché. «Des contacts ont été pris avec Airbus et nous menons encore des discussions avec eux», révèle le ministre.
En attendant, Elalamy affirme préférer se concentrer sur les acquis. Parce que, justement, les choses ne se feront pas d’un seul coup. Les premières implantations prévues dans le cadre du deal sont attendues pour le 1er semestre 2017. Des négociations sont toujours en cours entre l’Etat, Boeing et certains des équipementiers de l’avionneur. L’objectif est de compléter les 120 fournisseurs d’ici 2020.
Sur un tout autre registre, il faudra bien assurer la formation et la qualification des 8.700 emplois annoncés dans le cadre du programme industriel du constructeur. La mobilisation est déjà enclenchée chez l’OFPPT, par exemple, et les deux instituts spécialisés, l’Ima et l’Ismala, devraient accélérer leur montée en régime, aussi bien en termes de capacité que d’ingénierie des formations dispensées. Enfin, l’offre foncière devrait aussi répondre aux besoins de toutes ces usines en perspective. Une majeure partie d’entre elles sera installée à Midparc. Le site de Nouaceur est déjà en train de plancher sur ses extensions pour une 4e phase. Une réserve de 63 hectares avait été planifiée à cette fin. La plateforme casablancaise abrite également Matis, la joint-venture Boeing-Safran (100 millions de dollars d’achats). L’entreprise devrait d’ailleurs finaliser cette année les projets d’extension de ses installations pour créer 1.200 postes en temps plein d’ici 2028. S’y ajouteront «une cinquantaine d’hectares que nous avons déjà réservés à Fès, une réserve attenante à la zone aéroportuaire», explique le ministre. Dans le cadre du PAI, ce sont en effet quelque 97 hectares de foncier industriel qui sont promis aux investisseurs du secteur.

Tag(s) : #Maghreb

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